Comprendre le calcul des consommations énergétiques dans le logement
Lorsque l'on souhaite connaître la performance énergétique d'un appartement ou d'une maison, le diagnostic de performance énergétique (DPE) repose sur l'analyse de cinq postes principaux. Chacun de ces postes représente une part des dépenses énergétiques annuelles du logement. Leur somme donne une vision globale de la consommation et de l'empreinte carbone du bien.
Le chauffage : le plus gros consommateur d’énergie
Le chauffage occupe généralement la première place en termes de dépenses. Dans les bâtiments anciens et peu isolés, il peut constituer entre 60 et 80 % de la consommation totale. Ce poste prend en compte non seulement le type d'appareil utilisé pour chauffer (chaudière, pompe à chaleur, poêle), mais aussi l’isolation des murs et de la toiture ainsi que la qualité des fenêtres. Améliorer ce poste peut donc avoir un impact significatif sur les factures et la performance du logement.
L’eau chaude sanitaire : un poste souvent sous-évalué
Derrière le chauffage, la production d’eau chaude tient une place importante. Sa contribution dépend surtout de la technologie employée. Les systèmes classiques électriques s’avèrent généralement moins économes que les modèles récents comme les chauffe-eau thermodynamiques. Ce poste, parfois mal estimé par les propriétaires, peut influencer la classification énergétique d’un bien.
Le refroidissement : pas uniquement réservé aux logements climatisés
Si la présence d’un système réversible ou d’une climatisation est prise en compte dans l’évaluation, le risque de surchauffe l’été l’est également. L’étude considère alors l’orientation du logement, les protections solaires comme les volets, ainsi que l’inertie et la capacité d’isolation de la toiture. Même sans équipement spécifique, ce poste peut donc jouer un rôle dans la consommation estimée.
L’éclairage : une évaluation forfaitaire
Que l’on dispose d’ampoules LED ou de modèles plus anciens, l’éclairage est intégré selon une base forfaitaire. Ce choix s’explique par le fait que les occupants peuvent facilement changer ce type d’équipement et que son impact est relativement limité sur le long terme pour la majorité des habitations.
La ventilation et les auxiliaires : un impact parfois insoupçonné
Parmi les postes évalués, celui regroupant la ventilation et autres équipements techniques reste souvent peu visible pour les résidents, alors qu'il peut représenter une part non négligeable des consommations. Les ventilateurs de VMC, les pompes de circulation du chauffage ou les régulateurs fonctionnent généralement en continu. Si le système de ventilation est ancien ou peu performant, il peut alors peser sur la note globale du logement.
Comment ces postes influent sur la note énergétique
Après avoir estimé ensemble ces cinq catégories, le DPE attribue deux classes distinctes. La première indique la consommation d’énergie primaire, exprimée en kWhep/m².an (étiquette énergie). La seconde correspond aux émissions annuelles de gaz à effet de serre, mesurées en kilogrammes de CO₂ par mètre carré (étiquette climat). C’est la moins favorable des deux qui détermine la note affichée sur le diagnostic.
L’évolution du calcul et ses répercussions pour les propriétaires
L’entrée en vigueur du nouveau coefficient de conversion de l’électricité, désormais de 1,9 au lieu de 2,3 depuis janvier 2026, améliore la classe énergétique de nombreux logements chauffés à l’électricité, sans qu’aucun changement technique ou diagnostic supplémentaire ne soit nécessaire. Les propriétaires de ces biens peuvent facilement obtenir une actualisation de leur étiquette directement sur le portail de l’Ademe, ce qui peut leur permettre de louer leur logement même si celui-ci aurait été interdit selon l’ancien barème.
Ce que changent les récentes réglementations
- À partir de janvier 2025, il sera impossible de mettre en location un logement classé G, que ce soit pour une première mise en location ou pour un renouvellement de bail.
- Les habitations en catégorie F seront également concernées par cette interdiction à partir de 2028.
- Enfin, lors de la vente d’une maison individuelle classée F, E, ou G, il est désormais obligatoire de réaliser un audit énergétique en complément du DPE classique. Cet audit propose un plan de rénovation étape par étape.
Pour finir, il apparaît clairement que la ventilation, tout comme les autres postes, mérite d'être prise en compte au même titre que le chauffage ou l’eau chaude. Une bonne connaissance de ces différents postes permet d’optimiser la performance globale de son logement et de mieux répondre aux exigences réglementaires en vigueur.